Pourquoi les femmes souffrent-elles tant partout dans le monde? La réponse pourrait être courte et simple. Mais le sujet, lui, est particulièrement vaste! Cette image, qui se passe de commentaire, illustre bien la situation. Puisque la violence est au cœur de relation à la femme, elle est aussi au cœur des couples et des familles… Et, puisque les enfants s'en trouvent eux aussi touchés, puisque c'est eux qui la perpétuent, c'est finalement la société dans son ensemble qui est touchée. Alors pourquoi? Comment et depuis quand? Pourquoi continuer à perpétrer un système bancal et violent? C'est le questionnaire à choix multiple auquel nous tenterons de répondre.
En fait, la situation de la femme, comme celle de tous, est le résultat d'une idéologie millénaire: le patriarcat. Le terme signifie "le pouvoir des pères"… Nous allons voir que ce concept, qui s'est imposé à tous ou presque de par le monde, souffre de nombreuses et profondes contradictions. Bandes organisées, chefferies, royaumes et empires, dictatures ou « démocraties » n'en sont malheureusement que les différentes « évolutions »…
Si de nos jours les "pères" ont perdu de leur superbe, l'imaginaire et le modèle social associés sont quant à eux profondément ancrés dans les mœurs. Les démocraties actuelles promeuvent une certaine égalité mais la réalité est toute autre. En effet, nombreux sont les principes patriarcaux de base qui demeurent… Par ailleurs, la quête du pouvoir et des richesses, seconde finalité du patriarcat, n'a jamais été remise en question (contrairement à tout ce qui concerne la femme et le lignage): il ne faut donc pas s'étonner si c'est aujourd'hui la seule chose qui anime les sociétés contemporaines.
Tout en allant à l'essentiel, nous remonterons ici aussi loin que nécessaire pour mettre en lumière les racines même du système qui nous gouverne actuellement. Nous vous souhaitons donc un agréable voyage vers la connaissance… A vous, si nécessaire d'enrichir, de compléter ou de corriger cet article!
Préambule
Pour mieux appréhender le contenu, il vaut mieux lire l'aperçu d'une partie avant de lire la partie elle-même; les titres sont des liens qui permettent de passer rapidement de l'un à l'autre. Autre recommandation: à priori, vous pouvez consulter les liens extérieurs en lisant en diagonale. Parfois le titre de la page à lui tout seul suffit à faire le lien avec le sujet abordé.
Nous évoquerons ici divers exemples issus de différentes cultures et civilisations mais globalement, nous nous focaliserons sur le judaïsme et le christianisme, l'Europe et la civilisation occidentale. En effet, le judaïsme a donné naissance aux religions abrahamiques, qui elles-mêmes ont aboutit aux civilisations chrétiennes et musulmanes. La période des colonisations européennes a durablement établi la suprématie des puissances concernées sur le reste du monde. A tel point qu'elles ont été capables de créer de nouvelles nations aux quatre coins de la planète et pas n'importe lesquelles: Canada, États-Unis, Brésil et autres pays d'Amérique, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle-Zélande… Dans les conditions que l'on sait (colonisations et génocides). Les autres civilisations (hindous, chinois, japonais, africains et amérindiens) se sont de toute façon basés sur les mêmes principes patriarcaux. Seules quelques rares sociétés ont pu préserver et conserver une organisation différente, c'est à dire non patriarcale. Pour en savoir plus sur le patriarcat à proprement parler, les causes possibles de l'émergence et du succès de cette idéologie partout dans le monde, voir -article à venir-.
Bref aperçu de ce qui vous attend…
LES FEMMES, OBJETS SEXY SEXUELS?
Afin d'introduire le sujet, j'ai choisi la thématique des vêtements sexy. C'est devenu la norme. Vu de l'extérieur, la femme s'en trouve quelque peu réduite à un objet de désir et de plaisir sexuel. Et cela se traduit indubitablement dans les rapports hommes-femmes… Nous verrons que cette mode ne doit rien au hasard et qu'elle ne profite absolument pas aux femmes!
=> Mais pourquoi aiment-elles tant être sexy?
Les petites filles sont éduquées à se focaliser sur la beauté et la désirabilité. C'est par conséquent à travers le regard des autres qu'elles se construisent et qu'elles vivent. En outre, les plus grands rêves d'une femme ne sont pas réalisables sans homme… Pendant ce temps les garçons, eux, se construisent de par leur actes et vivent avant tout pour eux-mêmes!
=> Les femmes, créés et éduquées pour l'homme! - Parties 1, 2 et 3.
En fait, les femmes ne sont pas éduquées ainsi par hasard. Au fil des âges, les hommes les ont véritablement modelées selon leurs bons désirs (Euuuuh mais c'est que c'est toujours le cas aujourd'hui!!). En l’occurrence aux temps anciens, très anciens, on peut même dire très très très anciens, il s'agissait pour eux d'imposer le principe du lignage paternel. Mais comment s'assurer de la paternité des enfants? Comment être sûr que tel homme est le père d'un enfant? A l'époque, il n'y avait qu'un seul moyen: la mère devait n'avoir couché qu'avec un seul et unique homme! En gros, il fallait contrôler la sexualité des femmes… Et c'est pour ce faire que furent institués le mariage, la fidélité et les principes de virginité et de pureté pour les femmes! Diverses autres mesures furent par la suite mises en place pour prévenir et punir toute incartade (excision, lapidation…). Dans le même temps, les mythes anthropogoniques et cosmogoniques (traitant de l'apparition des hommes et de l'Univers) changèrent pour établir la place dominante et centrale des hommes ainsi que pour justifier par les dieux le mariage et le lignage paternel. Ces mêmes mythes se transformèrent en religions qui, grâce à une moralisation des principes susmentionnés, s'avérèrent bigrement plus efficaces que tout ce qui précédait. Enfin, les patries qui s'érigèrent sur la base de ces religions, notamment les civilisations chrétiennes et les musulmanes, répandirent avec succès les principes du patriarcat (domination des pères, soumission des femmes) aux quatre coins de la planète. Dans ce contexte, c'est l'homme qui éduque la femme et qui lui dicte son rôle dans la société. Et sa réussite ne vient généralement que de par sa soumission…
=>La démocratie change la donne…
Le système de castes, induit par le principe de la lignage paternel, a été abandonné suite à la mise en place des démocraties. Les États se détachèrent des instances religieuses patriarcales dans l'âme pour se consacrer à l'économie. Les femmes ne furent plus forcées de se marier pour réussir. Dès lors, tout le monde avait accès au succès, les attentes des hommes vis à vis des femmes changèrent, les aspirations des femmes aussi. Ceci-dit, pendant les millénaires de patriarcat officiel et exacerbé, les règles et fonctionnements associés se sont durablement et profondément ancrés dans les mœurs. Par ailleurs, chacun est devenu, de par la démocratie, un moyen pour autrui de parvenir au succès.
=>L'idéal féminin sociétal actuel
Malgré les apparences, l'idéal féminin tel qu'il est défini par la société les contraint toujours à se soumettre, toujours aux hommes mais surtout à l'économie. Nous verrons donc comment elles sont prises en main dès le plus jeune âge.
=>Comment tout cela se traduit-il dans la vie?
Misogynie, injustices sociales, relations malsaines (les femmes sont en concurrence entre elles pour être celle qui aura le plus de succès auprès des hommes en général), culte de l'apparence, infidélité, prostitution, violence conjugale (2 tuées par semaine en France).
=>Focus sur l'industrie de l'apparence
Les femmes, fragilisées par le patriarcat, ont été une cible de premier choix pour l'exploitation économique, d'où l'industrie florissante de l'apparence, parce que vous le valez bien! ^^
Conclusion
La valeur d'une femme se mesure toujours à travers le prisme de la domination masculine et de nos jours c'est la beauté et la désirabilité qui priment. Les "outils" patriarcaux sont toujours en place et continuent à faire quotidiennement de graves dégâts. Les femmes sont-elles prêtes pour autant à changer?
LES HOMMES, CES INCAPABLES
:/
Conclusion
L'homme a mis en place cette société qui domine les femmes mais cela ne lui profite même pas en final de compte. On peut parler de sottise.
Conclusion générale
La société est toujours profondément patriarcale. Ce sont ces principes qui ont définis les relations hommes-femmes. Or le patriarcat est une plaie pour l'humanité. Ni l'homme ni la femme ne s'épanouissent de cette situation. Même libres, en continuant à faire le choix de ce qui a été mis en place pour dominer la femme, non seulement celle-ci s'en retrouve dominée, mais on a aussi toutes les violences et toutes les misères qui en découlent, à la fois pour l'homme et pour la femme. Malgré tout, sommes-nous prêts à changer?
LES FEMMES,
OBJETS SEXY SEXUELS?
La grande majorité des jeunes femmes d'aujourd'hui sont sexy. Si bien que c'en est devenu une norme, une norme de beauté. On confond dorénavant "être belle" et "être sexy". Un vêtement dit "sexy" laisse voir mais pas complètement, moule, grossis artificiellement et met bien en avant l’anatomie féminine, c'est une véritable mise en scène du corps et de ses formes (1). En quelque sorte, de tels vêtements s'écrient à chaque homme qui passe: "Hello beau gosse, vas-y mate… Ça te plait n'est-ce pas…? Et… Est-ce que tu entrevois le string par dessous? Est-ce que tu te noies dans cette fabuleuse poitrine?!! Tu aurais aimé pouvoir la libérer cette poitrine, hein?!! Tu y plongerais la tête la première petit coquin!!". Tout ceci se fait indépendamment du réel état d'esprit des femmes… Dit comme ça, ça parait rigolo… Mais, dans la mesure où ce qui est sexy est la norme, c'est l'image des femmes en général qui est en jeu! Les vêtements sexy, de par la mise en scène évoquée plus haut, provoquent systématiquement le désir en créant de fait une atmosphère sexuelle autour de celles qui les portent. En plus de la mode sexy, c'est partout que ce qu'il y a de sexuel et charnel chez la femme est surexposé: à la TV, au cinéma, dans les publicités et bien sûr dans le commerce du sexe. Toutes les conditions sont donc réunies pour faire de la femme l'objet sexuel par excellence! Et il est aisé de constater que c'est ainsi qu'elle est traitée: adulée au départ, puis bafouée, utilisée et violentée. Le terme "baisée" trouve alors tout son sens… Quelle femme n'a jamais été bafouée? Les hommes le sont-ils tout autant?
Justement! Et les hommes dans tout ça?
Les hommes ont déjà une image très sexualisée et objétisée des femmes. En effet, plus jeunes, c'est dans la pornographie qu'ils ont quasiment tous découvert la facette sexuelle des femmes. Et on sait comment elles y sont représentées. C'est donc avec cette image que les jeunes hommes grandissent et se construisent… Au final, une fois adultes, ils n'ont donc besoin de rien pour sexualiser outre mesure les femmes. Mais les vêtements sexy en rajoutent une bonne couche!! Et comme si ça ne suffisait pas, ces messieurs peuvent difficilement échapper aux stimuli sexy… En effet, ils fonctionnent avec leurs yeux! C'est en commençant par regarder toutes les femmes qu'un homme va être attiré par l'une d'entre elles et qu'il va se décider à l'aborder… A l'inverse, du coté des femmes, l'apparence des hommes aura généralement une importance relativement limitée, même si, avec la libération des mœurs, ça commence à changer.
Extraits de "Siwo", Jocelyne BEROUARD
Siwo!! Man lé an nonm douss kon siwo!! (-yoyoy...)[...]
An nonm pou man fè chimen a!! [...]
I pa bizwen bèl… (pa bizwen ni zèl...) [...]
Mé fodré i kapab osi tchinbé lanmen mwen fô, lévét tèt é gadé douvan!
Sirop!! J'aimerais un homme doux comme le sirop! [...]
Un homme qui m'accompagnerait dans la vie… [...]
Je ne cherche pas de prince charmant… [...]
Mais il doit être fort pour nous permettre d'avancer dans la vie! [...]
En résumé: Ce qui est sexy créé de fait, d'un point de vue extérieur (celui des hommes par exemple…), une atmosphère sexuelle; indépendamment de l'état d'esprit réel des femmes. Par ailleurs, c'est principalement ce que la femme a de sexuel qui est mis en avant, partout; dans la rue, dans les médias… Et l'homme y est naturellement très sensible! L'imaginaire collectif se construit donc autour de cette image de la femme, une bombe sexuelle, faite pour ça… Pour le meilleur, mais surtout pour le pire.
Bonus track (@LaModeSexy):
Tout ce qui est beau est désirable, mais tout ce qui est beau demeure respectable. Si la beauté peut inciter à protéger et à choyer, l'excitation*, elle, n'incite qu'à consommer.
* L'excitation provoquée par les vêtements sexy par exemple…
Sans transition: Dans la partie suivante, nous verrons que la mode sexy est la suite logique de l'éducation des filles. Cette éducation ne trouve son sens véritable que dans l'idéologie patriarcale.
Mais pourquoi aiment-elles tant être sexy? Cliquez sur le titre pour…
![Un singe Bonobo - Auteur: Pierre Fidenci (http://calphotos.berkeley.edu) [see page for license], via Wikimedia Commons](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9b/Pan_paniscus06.jpg)
Les singes Bonobo ont une sexualité "débordante". Cela ne fait pas d'eux des "obsédés sexuels" car leurs pratiques n'ont pas d'incidences négatives sur leur vie sociale, bien au contraire.

Dès leur plus jeune âge, les petites filles sont encouragées à se focaliser sur leur apparence. Leur beauté est une importante source d'amour et de gratifications; elles en prennent conscience très tôt. Indépendamment de leur contexte, lesdites gratifications s'avèrent déterminantes pour acquérir une bonne confiance en soi, pour affronter sereinement les défis de la vie… C'est pourquoi les enfants, quel que soit leur sexe, en réclament si nécessaire; suite à une bonne action par exemple. Toutefois, seules les petites filles se voient associés beauté et gratifications, et bien malgré elles. Or être jolie, c'est quand même bien plus facile que réaliser quelque chose de bien ou d'extraordinaire! Une petite fille a donc logiquement plus facilement tendance à faire valoir sa beauté que ses exploits! C'est ainsi que dès la plus tendre enfance, les petites filles prennent goût à être flattées pour leur apparence. Ajoutez à cela des jeux et jouets qui pour la plupart tournent de la beauté: têtes à coiffer, sets de maquillage, kit de couture, bijoux fantaisie, robes de princesse… Les princesses, justement, occupent une place de choix dans leur imaginaire. Toutes doivent tout à leur beauté (sans quoi le prince charmant ne tombe pas amoureux à la fin et la vie reprend comme avant… :( ). D'autre part, lesdits contes de fées ne sont pas anodins; nombreuses sont les femmes qui espèrent secrètement vivre une histoire similaire - princesse, mariage, château, bébé - dans la vraie vie. Et c'est là que le bât blesse: elles sont alors obligées de se trouver un prince charmant et c'est celui-ci qui, s'il le veut bien, va réaliser leurs propres rêves (vis ma vie de princesse)!
Les jeunes garçons, eux, se réalisent pour leur part en accomplissant de "grandes" choses. L'essentiel pour eux consiste à se surpasser et à surpasser les autres. Ainsi donc pendant que les petites filles sont incitées à miser sur leur apparence pour être cajolées et chouchoutées; les garçons, pour leur part, sont eux-mêmes les acteurs des grandes aventures de leur vie! Ils n'ont rien à attendre des autres! Ce qu'ils veulent, ils doivent le conquérir, de gré ou de force! Ici aussi, on voit bien les conséquences dans la vraie vie…

Jolies comme tout, nos petites princesses plaisent aux garçons et ces derniers prennent alors le relai des adultes pour les congratulations. Adolescentes, elles se rendent compte qu'elles disposent d'un levier redoutablement efficace pour plaire encore plus: la sensualité. Une petite pincée de sensualité, une mini jupe par-ci, un soutien-gorge "push-up" par-là, et l'effet de la simple beauté est boosté! La rue tend à démontrer que le propre d'une femme adulte consiste à faire étalage de ses charmes - sans jamais tout montrer complètement (2) … Pour nos jeunes filles, le charme sexuel est donc à la fois une façon de flatter leur égo, un moyen d'attirer l'attention des garçons, et une affirmation de leur entrée dans l'age adulte. Difficile dans ces conditions de ne pas avoir les goûts qui correspondent (les goûts et les couleurs, c'est avant tout une question de culture et de marketing). L'importance fondamentale de la beauté demeure: les princesses de la petite enfance prennent vie avec les actrices et autres top-modèles dont les mariages mondains sont contés dans les magazines. Ainsi, les femmes aiment être belles et sexy. C'est alors une question de bien-être, en tant que femme. Et au vu de leur éducation, il peut difficilement en être autrement.
Conclusion:
L'éducation des jeunes filles les poussent à se focaliser sur leur apparence. Elles en tirent de l'amour et de l'estime de la part des adultes et des autres enfants. A partir de l'adolescence, au moment où les garçons commencent à s'intéresser ou s'intéressent déjà à la sexualité, les vêtements sexy constituent pour elles un plus généralement incontournable dans l'optique de séduire. Ainsi, elles affirment aussi au passage leur entrée dans l'âge adulte (l'âge sexuel). Il s'en suit que la beauté et la sensualité exacerbée sont en toute logique un gage de bien-être pour les femmes, quelle que soit leur situation. Elles revendiquent donc la possibilité d'être bien dans leur peau en étant sexy en dépit de l'image de la femme, déjà beaucoup trop sexualisée (ceci-dit, les hommes n'ont pas besoin des vêtements sexy pour sexualiser outre mesure les femmes). D'autre part, la société concevant assez mal les femmes qui s'écartent des normes de beauté, elles se retrouvent finalement esclaves de leur propre apparence (3). Au vu de tout ce qui précède, on peut conclure que les femmes tendent à être le reflet des désirs d'autrui, des hommes en particulier. D'abord de par leur beauté, puis de par leurs charmes. C'est pourquoi qu'elles suivent avec plus ou moins d’assiduité toutes les modes et qu'il est relativement courant de les voir complexées si elles ne correspondent pas aux désirs et fantasmes du moment (grosse poitrines, grosses fesses, etc.). Encore une fois, c'est pour elles, une question de bien-être. Plus encore, leur réussite ne s'établit encore trop souvent qu'à travers les désirs des hommes (promotion canapé…). Il arrive même que nombre d'entre elles ne conçoivent pas leur vie sans leur homme, les plus chanceuses sont justes malheureuses, les autres sont battues ou violentées. Ça va jusque là…
Sans transition:
Comment a t-on pu en arriver à une situation où les hommes sont au centre de la vie d'une femme? Pourquoi éduque t-on les fillettes à se complaire dans la complaisance? Vous le saurez dans le prochain épisode… La prochaine partie ^^ Et c'est là que nous entrerons dans le vif du sujet!!
Les femmes, créés et éduquées pour l'homme!
Pour faire la transition, lire l'aperçu.
Apparition du patriarcat et des mythes fondateurs associés (Partie 1)
Il y a très longtemps, probablement à la fin de la préhistoire, il semble que les hommes, les mâles, mortels parmi les mortels, aient manifesté le désir d'avoir eux aussi une descendance, tout comme les femmes… Si aujourd'hui, il apparait logique et normal qu'un homme puisse être père et avoir une descendance, dans un contexte naturel, à partir du moment où les femmes peuvent librement choisir leurs partenaires, à partir du moment où elles peuvent en changer tout aussi librement et sans contrainte, c'est tout bonnement impossible. Chez l'homme, un lignage paternel ne se construit pas comme ça, spontanément. Il faut le vouloir et s'organiser pour. Ainsi, pour donner une descendance à un homme, autrement dit pour faire des enfants tout en s'assurant de savoir qui est le père, il est impératif, en l'absence de méthode de contraception efficace et sans danger ou de test de paternité, que la femme n'ait de relations sexuelles qu'avec un seul homme. Or, bien que certaines personnes, en dehors de toute influence religieuse, se destinent et parviennent naturellement à vivre toute leur vie en couple avec la même personne, peu de gens, et en l'occurrence peu de femmes, très très peu, se condamnent librement à un seul partenaire sexuel pour toute la vie. Il n'y avait donc autrefois qu'une seule option: la virginité puis la monogamie à vie pour les femmes, autrement dit le mariage. La nature elle-même sembla adhérer à cette idée si l'on considère l'hymen comme un signe de virginité; il n'en est rien (4), mais aux temps anciens et obscurantistes, on peut comprendre que ça ait été interprété de la sorte…
Tout indique que le principe du lignage paternel, aujourd'hui généralisé et normal, s'est imposé par la force. En premier lieu, c'est bien l'homme et lui seul qui est au pouvoir depuis plusieurs dizaines de millénaires (pour rappel nous vivons toujours dans des sociétés patriarcales). Celui-ci n'est pas formellement tenu au dit principe à condition de ne pas perturber la lignée des autres (c'est ainsi qu'apparaissent au passage les prostituées - ces femmes hors circuit patrilinéaire, les viols et, toujours dans le même esprit mais très beaucoup plus tardivement, la pornographie ^^). Autre point, l'adultère. Si cet écart a été sévèrement réprimé, c'était dans le souci de préserver les lignées (sous couvert de morale). Enfin, la pratique rituelle de l'excision n'avait d'autre but que de réduire le plaisir sexuel des femmes pour les en détourner afin de préserver leur virginité en vue du mariage… Tout ceci n'est pas anodin. Plus encore, l'Histoire, les mythes et les religions s’inscrivirent dans la même logique; les mythes servant à dévaluer et à conditionner, les religions (mot probablement tiré du latin religio, c'est à dire attacher, lier) servant à, nous allons le voir plus bas, aliéner et exploiter complètement. Et justement, au delà du lignage paternel et de la nécessaire domination des femmes par les hommes qui en découle, il s'agissait aussi, à l'époque, d'établir la noblesse et le bas-peuple à son service. Si les raisons de l'homme demeurent imparfaites et donc discutables, celles des dieux sont elles au dessus de tous…
La cosmogonie s'intéresse à l'apparition de l'Univers, de la Terre et de la vie, aux origines de tout. Les mythes cosmogoniques donnent donc bien souvent une première image du ou des dieux auxquels il apparait logique de se soumettre. Autrefois, le rôle universel et créateur du féminin (à l'origine de toute vie) était vraisemblablement reconnu et sacré. S'il est difficile d'établir sans sourciller que les sociétés préhistoriques étaient matrilinéaires ou qu'elles vénéraient des déesses féminines sous la forme de vénus, il est établi en revanche que le culte de déesses primordiales ou déesses mères était très courant dans les groupes ou civilisations antiques. Ces divinités étaient à l'origine de tout, tout comme les femmes sont à l'origine de tous. Elles étaient souvent représentées par un arbre, un poteau ou un menhir. Par ailleurs elles étaient logiquement associées à la fécondité, à l'agriculture et plus généralement à la Nature nourricière, la Terre-Mère qui portait la vie en elle. Et de toute façon, on peut supposer sans trop prendre de risque que les hommes préhistoriques ne savaient pas ce qu'était un père pour la simple et bonne raison qu'ils ne connaissaient pas le lien entre copulation et procréation… Difficile dans ces conditions de former un lignage masculin. On peut aussi émettre l'hypothèse qu'avec le temps, au fil de l’acquisition de savoirs, et surtout avec la découverte du rôle du mâle dans la procréation, les grandes déesses-mères furent au fur et à mesure accompagnées de petites divinités masculines, à l'image du rôle minime mais indispensable de l'homme dans la procréation (5). La terre ne fut donc plus à elle seule l'origine de la vie, il y avait aussi le ciel et l'océan… Cette unité dans la diversité ainsi que la nécessité logique d'une "unité originelle" a probablement été incarnée par des divinités créatrices asexuées ou hermaphrodites: Baal, Yahvé ou encore Nammu chez les sémites/juifs/sumériens, Noun et Neith chez les égyptiens, Ometeotl chez les Aztèques, les Kotoamatsukami chez les japonais, Nana Buluku chez les Fons d'Afrique… Il est aussi établi qu'il y eut une évolution des mythologies; les sociétés se masculinisèrent et les mythes avec. Il s'agissait de coller au mieux à la réalité (homéostasie culturelle). D'une hypothétique société où le féminin et la nature étaient centraux, on est passé à une réalité attestée cette fois ci où les hommes créent la vie (via leur descendance et leur famille) et disposent de tous les pouvoirs. Pourtant, c'est bien aux seins du féminin que lait na vie…
- Chez les égyptiens, l'océan primordial, la divinité Noun, à la fois mâle et femelle est plus connue semble t-il sous la forme d'un homme. D'autant qu'on lui attribua une Nounette.
- Chez les sumériens et akkadiens la grande déesse mère Nammu, à l'origine de tout à elle tout seule fut peu à peu abandonnée pour le dieux masculin Enki/Ea. Elle fut remplacée chez les babyloniens par Tiamat qui, elle, avait un "mari" nommé Apsû. Néanmoins, c'est le dieu masculin Marduk qui fut semble t-il chez eux le plus grand de tous les dieux.
- Chez les grecs, qui avaient apparemment une "bonne" interprétation du féminin et du masculin (féminin: essence de la vie dans sa globalité, masculin: force concentrée et matérialiste), on est passé de Gaïa, déesse primordiale, à Zeus, dieu suprême.
- Chez les chinois, la déesse créatrice Nuwa fut un temps remplacée par le Dieu mâle "Feng Lixi". Quoi qu'il en eut été, le message de Nuwa (ou Feng Lixi) serait de toute façon resté le même (voir lien plus bas).
- Chez les arabes, les déesses Al-Lat, Manat et Uzza eurent un père d'origine historique incertaine (Houbal - un descendant du Marsipulami?), comme pour faire un clin d’œil au système matrilinéaire ou naturel ou libre où lepèregéniteur est généralement inconnu (mais où le masculin participe à l'éducation des enfants, bien entendu).
- Chez les juifs et les chrétiens (pour rappel le judaïsme est l'origine/le père lol des religions chrétiennes et musulmane), le dieu à la fois mâle et femelle de la Genèse (Ge 1:27) laisse très vite la place à "Dieu le père".
Nous allons tout particulièrement nous intéresser à la cosmogonie hindoue; on y retrouve tous les ingrédients des hypothèses énoncées plus haut avec une touche de poésie. L'hindouisme a connu deux périodes: la période védique (entre 1500 et 600 av. J.-C) puis la période brahmanique (jusqu'à aujourd'hui). La shruti a donc d'abord désigné les quatre livres sacrés de la période védique, avant de se voir ajoutés ceux de la période brahmanique.
Le Rig-veda (composé entre 1500 et 900 av. J.-C) est présenté comme le livre principal de la shruti védique. C'est l'une des plus ancienne source concernant la cosmogonie hindoue. Au départ donc, le Purusha dont la définition oscille entre l'essence masculine, l'homme primordial dont les membres donnèrent naissance à l'Univers et le principe primordial (la pensée, la raison, le logos, équivalent du Verbe chrétien non incarné). Puis le ciel et la Terre en une seule entité, le "Dyavaprthivi" en sanskrit. Puis conjointement d'un coté la Terre, Prthivi Mata, décrite comme celle qui contient tout - et donc unique créatrice de tout ce qui existe) et de l'autre le ciel alias Dyaus Pita dont l'importance ne tenait qu'au fait qu'il était le géniteur des autres dieux. Ce sont là les plus anciennes divinités hindoues. Il semble qu'aucun parallèle ne soit fait entre Prithvi et la vache sacrée dans les écrits, mais cette dernière est elle-aussi considérée comme la Terre-Mère qui nourrit tous ses enfants, la mère universelle… Certaines traditions content que Dyaus Pita fut tué par son fils Indra. Ce dernier demeura d'ailleurs longtemps la divinité principale de la triade védique et donl'hindouisme avant de se faire détrôner à son tour par les dieux de la Trimurti (Brahman, Shiva et Vishnou); c'est l'avènement de la période brahmanique.
Vishnou est l'incarnation ou le fils du Dharma et de l'Ahimsa, respectivement les principes (primordiaux eux-aussi!) de l'ordre et de la non-violence. Selon le Bhagavata Purana (entre 200 av. J.-C. et 450 ap. J.-C - les puranas sont des textes sacrés réservés aux femmes ou au bas-peuple), Prithu une incarnation de Vishnou poursuivis la Terre-Mère, sous la forme d'une vache, parce qu'elle était responsable d'une grande famine. Acculée, elle supplia Vishnou de l'épargner, sans quoi il perdrait tous ses sujets. Il accepta. Ainsi, elle devint la femme ou la fille de Prithu, de qui elle prit le nom patronymique (patriarcal) Prithvi. Dès lors, Prithu alias Vishnou nourrit les hommes et trayant la Terre-Mère (apparition de l'agriculture suite à la période préhistorique de chasseurs-cueilleurs?). Autrement-dit, Prithvi, la nature, le principe féminin, la femme, sont dorénavant dominés et exploités par Vishnu, l'homme, l'ordre, la loi…
Prithvu engengdré par barhman
Manu ainsi que les fameuses Lois de Manu firent leur apparition quelque chose comme un millénaire plus tard par rapport au Rig-Veda qui décrivait
C'est même elle qui donna naissance à Manu, le père de l'humanité
Cybèle, déesse romaine associé à Mère la nature, est présentée comme « Magna Mater », Grande Déesse, Déesse Mère ou encore Mère des dieux; la Vierge Marie portant son fils Jésus (la femme et l'enfant) est ainsi associée à Isis et Horus, et son voile ressemble étrangement à une vulve surmonté d'un clitoris (l'origine des hommes - fécondité). Encore plus récemment, on trouve Pachamama (Terre-Mère) chez les amérindiens…
Les mythes anthropogoniques décrivent quant à eux l'arrivée des tous premiers êtres humains. Généralement intégrés aux mythes cosmogoniques, ils sont les bases morales et sociales du peuple. Certains mythes, et pas des moindres, associent très intimement la femme à l'apparition de tous les maux de la Terre, histoire de bien leur faire comprendre qu'elles ont une dette envers l'humanité (incarnée par l'homme et les dieux mâles):
- Chez les grecs et les romains, c'est Pandore, la première femme, qui introduisit la souffrance sur la Terre grâce à un plan machiavélique de Zeus.
- Chez les juifs et les chrétiens, c'est Eve, première femme, qui s'est laisséeconvaincreséduire par un serpent qui parle, avant de compromettre à son tour Adam et de provoquer leur expulsion à tous les deux - ainsi qu'à l'ensemble de l'humanité - du Jardin d'Eden. Tout ça à l'insu d'un dieu tout puissant et omnipotent!
D'autres mythes anthropogoniques, toujours parmis les plus remarquables en terme d'influence, présentent le mariage, la descendance masculine et les castes comme ayant été voulus par le ou les dieux…
- Dans la Bible, il n'est généralement question que de descendance paternelle. C'est ce qui fait la gloire des hommes. Dès le départ, la ou les femmes avec qui Caïn et Seth peuplèrent la Terre (déjà peuplée lol) ne sont même pas mentionnées (sauf dans les écrits non canoniques et donc non reconnus par Dieu lui-même en personne).
- Chez les Germaniques, c'est un dieu mâle, Heimdall qui créa l'humanité et les castes.
- Dans la mythologie chinoise, l'institution du mariage et la constitution des castes sont aussi d'origine divine (Nuwa alias Feng lixi - peu importe ici le sexe du dieu).
- Chez les hindouistes, à la suite du Rig-Véda, les fameuses Lois de Manu ainsi que d'autres "soutras" (tiens ça rappelle les "sourates" arabes, c'est rigolo) catégorisaient et hiérarchisaient les hommes entre eux à travers des castes héréditaires d'origine divine. Le mariage et la descendance paternelle font partie des 4 buts du pratiquant hindou (ashrama). La condition des femmes dans l'Inde ancienne reste débattue mais, au mieux, à partir de l'entrée en vigueur des Lois de Manu vers le IIe siècle av JC, elle a inéluctablement évolué dans la mauvaise direction, en témoigne Stri Dharma Paddhati daté du XVIIIe siècle - qui n'est pas un texte cosmogonique et - qui commence ainsi: « Les femmes doivent être au service de leur mari. ». C'est bien plus qu'une simple recommandation, c'est une injonction religieuse qui présente l'homme comme un Dieu pour la femme.
Bien que les castes ne soient pas logiquement lié au masculin, il faut bien comprendre qu'elles constituent la structure même de la société patriarcale. Ce sont des familles fondées par des patriarches vénérés comme des dieux et dont le pouvoir se transmet de père en fils. Les plus puissantes donnèrent lieu aux patries - mot dérivé de pater (père), terre des ancêtres - puis aux royaumes et empires. Puisque c'est le ou les dieux qui ont décidé des castes et qui ont intronisé leur chef, la populace ne peut que se soumettre, dans une profonde ignorance. Mieux, le bas-peuple accepte sont sort, s'évertue à bien remplir sa mission afin de mériter la récompense promise une fois mort. En d'autres termes, c'est le crime parfait.
récit moins sepctaculaire mais existe pour unifier juda roi de la volonté de dieu a peu près
Qu'en est-il des castes chez les juifs?
La Bible présente dans la Genèse, un mix de toutes les autres anthropogonies antérieures (égyptienne, assyrienne, babylonienne). Le principe de la lignée paternelle y est lui aussi bien ancré. Cependant qu'en est-il des castes? dans semble qu'il n'y ait pas dans le livre saint tombé du cieltombé Dans la Bible, qui pour rappel n'est pas un livre historique et scientifique mais un livre prosélyte, l'histoire des juifs est marquée par la recherche d'une terre et la volonté fonder une patrie, un royaume. Ainsi Abraham, puis Moïse et Josué ont marché vers la "Terre promise" ou le pays de Canaan. Saül, premier roi du royaume d'Israël, est le fruit de la volonté de juifs d'avoir « un roi comme en ont toutes les nations » (La Bible, 1 Sa 8:5); en fait, il s'agissait surtout pour eux de se départir de Dieu et du prophète Samuel qui avaient été à leur tête jusqu'alors. Par ailleurs, le peuple juif connu colonisation, esclavage et déportation: égyptiens, babyloniens, assyriens, philistins, martiens… Sans compter les romains beaucoup plus tard. Enfin, si les royaumes d'Israël du début (Saül, David, Salomon) sont décrits dans la Bible comme prospères et puissants, pour les archéologues, il en est tout autrement! Ces derniers considèrent en effet que les juifs s'organisèrent au départ et somme tout logiquement en chefferies puis en cités-états avant de former former un véritable royaume. En l’occurrence quand les païens du Nord formèrent le Royaume d'Israël avec comme capitale la ville de Samarie, les juifs du Sud, restés fidèles à Yahvé - selon la Bible - vivaient très (très) modestement. Et justement, les samaritains y sont décris comme idolâtres, impurs et mauvais. Ce n'est qu'à la suite de la chute du Royaume d'Israël que les païens du Nord, fuyant vers Jérusalem, érigèrent le Royaume de Juda et permirent le développement foudroyant de Jérusalem. En gros, la Bibl
juifs royauté tardive, religion unificatrice face au religions étrangères
cehfferies et royaumes vassaux: assyrie, egyptiens babylone
castes royales (roi) choisie par Dieu
sameul & livre d rois: élaboré par josias pour unifier le peuple en proposant une histoire commune?
De plus, ils se sont divisés entre eux (Royaume d'Israël au Nord, de Juda au Sud, impies samaritains et autres…). Ils sont donc probablement restés au stade de chefferies (tribus de Juda, de Jacob, maisons de X ou Y, etc.) et de colonies pendant de nombreux siècles. C'est peut-être pour toutes ces raisons que l'on on ne retrouve pas (ou très peu) dans leurs écrits anthropogoniques et religieux de système de castes… Sans doute aussi que face à leurs adversaires trop puissants et établis en monarchies il leur probablement apparu logique de se choisir un chef absolument tout puissant: Dieu. Et ils s'en sont logiquement autoproclamés le peuple élu, la caste élue.
Résumé de cette sous-partie: A la fin de la préhistoire, les hommes ont souhaité avoir une descendance et n'ont pas eu d'autres choix pour parvenir à cet objectif que d'imposer aux femmes la virginité et le mariage. Apparurent pour ce faire des traditions mutilantes et des lois létales. Des mythes se mirent en place pour instituer la place dominante, centrale et créatrice des hommes (des chefs en particuliers). Il s'agissait aussi de dévaluer la femme, d'instituer le couple, le mariage, les castes et la lignée paternelle comme norme. Ces mythes se transformèrent peu à peu en religions. Nous allons donc voir ci-après l'exemple des religions abrahamiques (tiens "Abraham", ça sonne comme le "Brahman" de l'hindouisme :P) à travers leur origine, le judaïsme.
Le tour de passe-passe des religions
La religion, c'est la base de toute grande civilisation (voir aussi "Choc de civilisations" de Samuel Huntington), par nature violente et impérialiste. Si avec les mythes, il n'y a pas à proprement parler d'obligations, avec les religions oui. Mais c'est subtil… Avec les lois, il faut mettre en place un système de répression et de punition. Avec les religions, c'est beaucoup plus efficace: les croyants veulent eux-mêmes se soumettre aux lois, pour peu qu'elles soient reconnues divines! Il suffit alors de proclamer - sur la base des mythes - ou de faire apprendre dès le plus jeune âge que tel ou tel écrit est divin et le tour est joué! Nous allons nous intéresser au judaïsme, dont les préceptes (divins) se répandirent dans le monde entier grâce au christianisme et à l'islam qui en sont dérivés. Par commodité, je vais citer la Bible, le Pentateuque. C'est un livre commun à la Torah et à la Bible. Pour rappel, la Bible n'est pas un livre historique ou scientifique. C'est un livre prosélyte.
Avec le judaïsme, les femmes se brimèrent donc elles-mêmes dans la virginité et la conjugalité… Par la foi. Par la peur de l'enfer ou de la lapidation (Dt 22:13-21)! En l'occurrence, Dieu a constitué un excellent prétexte pour zigouiller tous ceux, et surtout toutes celles, qui ne respectaient les principes du patriarcat, au nom de l'unique et véritable justice, tombée du ciel (on se rappelle notamment Moïse qui, tel un précurseur du terrorisme fanatique moderne, zigouilla tout ceux qui s'étaient éloignés de LA religion qu'il avait enseigné - La Bible, Ex 32:23-28). Mais il faut dire que le peuple juif avait aussi d'autres velléités, notamment celle d'être LE peuple élu de Dieu. Pour revenir à la femme, une lecture "idiote" de la Genèse indique que Dieu la créa pour l'homme dans la mesure où ce dernier ne trouva, parmi les animaux, aucune aide satisfaisante (La Bible, Ge 2:18-23). Ainsi donc puisque l'homme ne s'était satisfait d'aucun animal, Dieu créa la femme… Pour ça au moins, c'est clair! Ici aussi, comme vu précédemment, c'est bien l'homme, le mâle, qui est l'origine de l'humanité. D'ailleurs le prophète Mahomet, inspiré par Dieu en personne, parle même de la fameuse côte dont Eve aurait été tirée. Cet épisode n'est pas pour autant mentionné dans le Coran (inspiré de la Bible hébraïque) mais la tradition musulmane indique qu'Eve fut bel et bien créée pour Adam. Un peu plus loin dans le récit biblique, les choses sont encore plus claires: « Le Seigneur Dieu dit [...] à la femme : " [...] Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi" » (La Bible, Ge 3:16). La place de la femme dans la société, en tant qu'être inférieur et secondaire destiné à l'usage de l'homme, était donc dorénavant tout à fait justifiée. Saint Paul, véritable fondateur du christianisme moderne, disait d'ailleurs (La Bible , 1 Co 11:3): « la tête de tout homme, c’est le Christ ; la tête de la femme, c’est l’homme » …
Ainsi donc, puisque l'homme s'était mis à rêver d'une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, puisque la femme avait été créée pour lui et était faite pour lui être soumise, alors, il en usa comme il se doit! Notre ami Abraham, personnage probablement fictif, patriarche fondateur du judaïsme, put donc avoir une glorieuse descendance comme promis par Dieu lui-même: on pense notamment à son petit-fils Jacob, lui aussi patriarche, mais surtout imposteur puisqu'il usurpa son père Isaac - "le miraculé" - pour un plat de lentilles!
Bien entendu, les croyants convaincus trouveront des interprétations et d'autres passages tout droit venus du ciel qui seront conformes à leur idées de liberté, d'égalité et d'amour fraternel; il y en a certes, mais que peut-on en conclure? La Bible dit tout et son contraire. Par contre les faits (lapidation, peines de mort, mariage etc. - voir aussi partie suivante) penchent sans conteste vers l'idéologie patriarcale… Ce n'est pas pour rien que les fondateurs des religions juives et chrétiennes sont dénommés "patriarches".
Les autres religions ne furent pas en reste. Elles sont toujours le miroir des aspirations profondes de l'élite (5), dans la lignée des mythes anthropogoniques et cosmogoniques patriarcaux. Pour faire le parallèle avec les patriarches bibliques, chez les Hindous, le terme sanskrit "arya", présent dans le Rig-Véda (équivalent du Premier Testament de la Bible), désigne les pères de famille nobles qui constituèrent ici aussi la base de cette civilisation…
Résumé de cette sous-partie: Les religions, et en particulier les religions abrahamiques et brahmaniques (les plus poplaires - graphique), n'ont eu de cesse de justifier les principes du patriarcat tout au long de l'histoire par la morale. Les variantes du judaïsme que sont l'islam et le christianisme, se distinguèrent de par l'étendue de leur influence, à la fois géographique, culturelle et temporelle. Et leurs succès découlent sans aucun doute de certaines de leurs valeurs "humanistes". Pour le patriarcat, la religion, c'est un peu la cerise sur le gâteaux: le pouvoir masculin, les castes, le mariage et la lignée paternelle correspondent dorénavant aux aspirations spirituelles du peuple! Qui plus est, c'est un véritable outil d'aliénation (5). Dans la partie suivante, nous passerons des écrits et recommandations religieux aux faits, en dépit du fait que certains livres faits sacrés livrent déjà bon nombre de faits accablants…
Traductions concrètes du patriarcat
Les éléments qui suivent se retrouvent plus ou moins complètement un peu partout sur le globe, à la faveur des invasions ou en fonction du niveau de civilisation (le patriarcat et la civilisation semblent être des étapes douloureuses mais naturelles dans le développement de l'homme). Bien entendu, à la suite de cette liste, nous mentionnerons quelques cas concrets et pour ainsi dire "contemporains".
• La femme est un sous-homme, une ressource, un poids, un objet sexuel, l'avènément du mal.
• Le système social et les lois s'érigent sur la base des mythes purement subjectifs qui desservent l'idéologie patriarcale (religions, mariage et virginité, castes et lignage paternel, toute puissance des hommes, femmes dévaluées).
• Les hommes jouissent plus librement de leur sexualité que les femmes. L'adultère féminin est bien souvent plus sévèrement réprimé. Dans le même temps, l'usage de prostituées ou la polygynie peuvent être tolérés ou officiellement permis (à tel point d'ailleurs que par "polygamie" on entend "polygynie"). La virginité et la "pureté" des femmes constituent des idéaux obligatoires alors qu'il n'y pas réellement d'équivalent pour les hommes.
• Les jeunes filles n'ont pas accès à l'instruction. Elles sont simplement éduquées et instruites pour être soumises et conformes aux désirs des hommes: jolies et agréables à regarder, bonnes ménagères et surtout mères au foyer. Cela facilite leur aliénation. Généralement, elles ne peuvent donc subsister qu'en se mariant ou se mettant au service de la sexualité masculine (sacrifiées prostituées).
• Les violences envers les femmes sont chose courante en particulier les violences sexuelles. Le viol engage l'homme plus qu'il ne le condamne (La Bible - Dt 22, 28-29).
• Le mariage est un commerce de femmes pour répondre aux attentes d'hommes (relevant du patriarcat): coemptio romain (vente fictive), système de dot, alliances entre grandes puissances ou familles, viol ou kidnapping pour obtenir une femme, etc.
Maintenant que l'on a tracé les grandes lignes des conséquences pratiques du patriarcat, intéressons-nous aux véritables maîtres de monde, les européens. Ils ont conquis tous les continents, ils ont pillés et soumis complètement l'Afrique, l'Amérique et les Caraïbes, sans compter l'Australie. Si le monde musulman fut autrefois "glorieux" grâce à ses nombreuses conquêtes, de l'Espagne à l'Indonésie, il ne se maintient aujourd'hui que par l'attachement à des traditions moyenâgeuses. Les civilisations asiatiques, vraisemblablement déjà conquises par le passé par les européens ou les arabes (aryens et indo-européens), sont quant à elles sont restés aux confins de l'Asie. Les européens façonnent donc toute la planète à leur image depuis plusieurs millénaires, directement par les colonisations ou indirectement à travers le commerce et le mode de vie.
Les lecteurs qui doutent de la légitimité de la focalisation sur les européens et la civilisation judéo-chrétienne peuvent vérifier mes propos ultérieurement, éventuellement ici, là ou là…
Chez nos "ancêtres" donc gréco-romains, les femmes étaient considérées comme des enfants. Elles appartenaient toute leur vie à un homme, au sens propre. D'abord à leur père puis à leur mari. Celui-ci avait droit de vie et de mort sur sa femme et ses enfants, c'était le « pater familias ». Elles étaient considérées comme des sous-hommes, c'est pourquoi les ancêtres des sous-vêtements (apodesmes, mamillares, mastodetons, zonas etc.) avaient aussi pour fonction de gommer les attributs féminins (poitrine, hanches). Les femmes aux grosses poitrines étaient sujettes aux moqueries. L'époque romaine fut malgré tout une période assez libre pour les femmes puisqu'elles jouissaient de certains droits qui ne se retrouvaient pas dans les autres cultures de l'époque. En particulier, elles avaient le droit de divorcer ou d'hériter.
Restons en Europe… Au Moyen-âge, pour les femmes qui ne trouvaient pas de mari pour vivre décemment, pour celles qui n'avaient pas la chance d'avoir des parents aisés ou qui ne trouvaient pas d'emploi parmi ceux qui étaient accessible aux femmes, il ne restait que la prostitution. Consacrées cette fois à tous les hommes, elles étaient reconnues « d'utilité publique » (dixit Saint Augustin - et Saint Thomas d'Aquin un peu plus tard, Pères de l’Église): le commerce permettait en effet de juguler les viols (fléau de l'époque) et de limiter la fornication et les relations adultérines qui, une fois au grand jour, brisaient le sacrement du mariage, engendraient des bâtards (6) et faisaient perdre leur valeur et leur vie aux femmes volages. Bref, c'était un « mal nécessaire »… C'est sans nul doute pour cette raison que l’Église catholique, alors toute puissante, a elle-même organisé ledit juteux commerce - clandestinement si nécessaire - durant de nombreux siècles (des siècles)! Les ecclésiastes avaient d'ailleurs leurs propres maisons closes dédiées (7) ! Le pape Sixte IV poussa jusqu'à taxer les prostituées romaines, récoltant humblement au passage des sommes considérables! Sommes qui rendirent possible l'édification de la Chapelle Sixtine, haut lieu de pèlerinage…
Les femmes stériles quant à elles étaient répudiées puisqu'elles n'étaient d'aucune utilité pour établir une descendance. Les rois et les nobles en particulier devaient s'assurer un héritier mâle! Pour couronner le tout, les très nombreux pédérastes parmi l'élite bourgeoise préféraient les jeunes garçons aux femmes pour les ébats amoureux…
Plus récemment, à titre d'exemple contemporain d'un autre âge, en Irlande et en Australie, les femmes aux mœurs "légères" ou simplement trop jolies étaient internés de force dans des centres de travail forcé, les fameux couvents de la Madeleine.
Conclusion:
Le patriarcat et ses principes (lignage paternel, mariage, pouvoir des hommes et asservissement des femmes) se sont largement imposés partout dans le monde. Cela fait donc des millénaire que les femmes sont dominées. A la suite des mythes, les religions auront été un summum dans leur aliénation (aujourd'hui c'est l'économie). Concrètement et malgré les notables exceptions, elles ne pouvaient vivre sans homme et leur vie ne trouvaient autrefois de sens qu'à leur service, soit à travers le mariage pour établir une descendance à leur mari, soit via la prostitution. Autrement dit, dans une société patriarcale (où l'homme a le pouvoir) plaire aux hommes conduit à la réussite. Les autres pays (Europe et colonies - Amérique, Afrique, Asie) connurent à peu près les mêmes tribulations, soit par nature, soit par assimilation. Ou alors ils prirent le train en marche.
La démocratie change la donne…
Beaucoup d'hommes influents étaient autrefois frustrés de ne pas avoir un accès total aux pouvoirs et à la richesse. Quand bien même ils y parvenaient à la sueur de leur front, ils demeuraient vulnérables et soumis aux privilégiés dont l'autorité et les biens découlaient simplement de leur famille et de leur sang - lignage paternel: roi, noblesse et clergé (8). Cette "injustice" donna lieu en France à la Révolution…
Après les quelques progrès féministes révolutionnaires, Napoléon rétablit et officialise la domination des hommes sur les femmes dans le code civil français: les femmes sont de nouveau sous tutelle de leur mari. Par la suite, avec le retour à la démocratie et à la République, l'accès à la scolarité et à l'instruction s'est fait progressivement (loi Duruy, loi Camille Sée, etc.), avec, comme il fallait s'y attendre, le soutien total de l’Église catholique, dans un contexte de séparation de l’Église et de l’État. Pour l'institution religieuse, alors en situation de monopole pour l'instruction des filles, la femme se destine naturellement - et obligatoirement - à devenir mère et épouse, et nous avons vu plus haut ce qui attend celles qui échoueront dans cette mission (la prostitution), par conséquent son éducation doit se limiter à cela. Au fur et à mesure, les femmes obtinrent par ailleurs d'autres droits à force de luttes: elle purent disposer de leur salaire quand elles travaillaient et qu'elles étaient mariées à partir de 1907 (mais elles ne pouvaient pas ouvrir de compte en banque), elles purent porter un pantalon à partir de 1909 (si et seulement si elle conduisent un vélo ou un cheval lol), elles obtinrent le droit de vote en 1944 et purent travailler sans l'autorisation de leur mari à partir de 1965 par exemple…
De nouveau, les autres pays connurent à peu près les même tribulations, soit par nature, soit par assimilation. En France comme ailleurs, les empires et monarchies, basés sur le fameux principe du lignage masculin et par conséquent régies par un système de castes, disparurent au fur et à mesure pour laisser place aux démocraties: le pouvoir et la richesse étaient désormais accessibles à tous (sur le papier tout au moins). Les nouveaux États se détachèrent aussi progressivement de l’Église catholique, dont le pouvoir venaient du ciel. Les femmes obtinrent de leur coté le droit à une instruction scolaire normale et donc l'accès à l'ensemble du marché du travail; elles purent ainsi commencer vivre à peu près décemment sans forcément avoir besoin d'un mari…
En revanche, il n'y eut pas de changements globaux et radicaux en ce qui concerne leur domination (la domination des femmes par les hommes), en dépit du fait que cet état de fait n'avait plus lieu d'être. Pire, avec le poids des millénaires, certaines mesures patriarcales sont devenues la norme; le mariage par exemple, c'était quand même LA mesure phare du système. Avec le mariage, c'est le couple et le lignage paternel qui demeurent aussi. Ces familles sombrent peu à peu dans le chaos puisque non seulement les conjoints ne savent plus comment se positionner l'un par rapport à l'autre, mais ils sont loin d'être à la hauteur de cette forme de relation amoureuse que la misère et la peur ne viennent plus justifier. D'autres éléments ont demeuré quelque temps par tradition, la vertu, la virginité et la pudeur par exemple. Avant de disparaitre puisque là aussi d'aucune utilité en l'absence de caste. Comme tout le monde a accès au succès, dans l'absolu la question de savoir de qui vous êtes le fils ou avec quelle femme vous avez fait vos enfants n'a plus lieux d'être. Mais… Que veulent les hommes alors dorénavant? Que veulent-ils depuis que la descendance ne fait plus partie de leurs leitmotive? Jouir! Jouir de la vie et des femmes! D'où justement la mode "sexy"! D'où l'importance de tout ce qui est susceptible d'attirer l'attention des messieurs. D'où tout ce qui leur permet de se rincer l’œil ou plus… D'où ces bombasses "toujours bien emballées"… Ça fait plaisir à voir! ^.^ Les goûts et les couleurs - des femmes en l'occurence - ne se discutent pas mais ils se conditionnent; nous verrons un exemple poignant plus bas (couleur rose). Dans un système patriarcal (où c'est l'homme qui dirige et qui définit la femme - comme vu précédemment), ce qui fait le succès des femmes, c'est ce qui plait aux hommes. Par définition. Il n'a jamais été question d'abolir le patriarcat, il est juste question aujourd'hui d'égalité. Jusque dans l'absurde. Il y a des avancées mais le conditionnement des femmes perdure, nous le verrons par la suite. Néanmoins le bon coté des choses c'est que celles qui ne se conforment pas peuvent librement subvenir à leurs besoins et accéder à la réussite.
Le principe tout aussi fondateur de l'accumulation de richesses et des pouvoirs n'a lui aussi jamais été remis en question… Mieux, c'est l'émergence de l'économie et la soif de richesse de la populace qui ont provoqué la fin des castes nées du lignage paternel. Hommes et femmes tous égaux, tous consommateurs et citoyens, à exploiter dans cette logique… Qui plus est la femme, déjà atteinte en son âme, fut une proie facile! Ceci-dit, ici aussi, les contraintes écologiques et sociales vont vraisemblablement un jour provoquer une révolution qui mettra un terme à tout ça: l'accumulation de richesses et de pouvoir est moyen illégitime et injuste d'accéder au confort et à la sécurité (c'est le but à la base).
En résumé, la démocratie a soumis la femme à l'économie. Tout comme l'homme l'a toujours été. Les femmes ne sont donc plus soumises sur le papier aux hommes (autant que nous sommes tous égaux sur le papier…) mais les traditions et les comportements liées au lignage masculin demeurent par habitude. Nous verrons que l'économie en fera bon usage.
L'idéal féminin sociétal actuel
Après des millénaires de "pourvoyeuse de descendance masculine et accessoirement prostituée" puis de "mère et épouse ou prostituée" (@catholicisme), aujourd'hui l'idéal présenté (et non plus imposé) à la femme c'est "donneuse de plaisirs (9) et consommatrice obsédée par son apparence".
En effet, ce que les femmes ont gagné ces derniers siècles dans les civilisations de type occidental, c'est l’abrogation du devoir de descendance qu'elles devaient autrefois aux hommes et la liberté de pouvoir subsister par elles-mêmes. C'est pas mal. De toute façon d'un point de vue économique (seul principe essentiel pour la société actuelle), c'est une bonne chose. Mais les attentes en terme de soumission, d'apparence et d'objet sexuel sont toujours là (et on comprend alors mieux le sens de la mission d’"épouse"). Ces attentes s'organisent dorénavant uniquement sur le plan économique (exit la vertu, la morale, la religion etc.). Il y a plusieurs étapes:
1) Petite princesse
Modèles: Blanche-Neige, Cendrillon, etc.
Pour cette première étape, des stratégies "marketing" se mettent en place dès la plus tendre enfance et à juste titre. Des univers "fifilles" et des univers "garçons" sont créés en ce sens (ce qui permet de doubler les ventes de bon nombres d'objets au sein des familles qui ont de enfants de sexe différent). Les enfants sont contraints d'exposer et d'affirmer leur identité sexuelle à travers les idéaux qui leur sont proposés afin de s'intégrer dans la société. A cet âge en l’occurrence, être une fille ou un garçon, ce n'est pas tant avoir un pénis ou un vagin, c'est avant tout se comporter d'une certaine manière, être habillé d'une certaine manière, etc. L'industrie a donc pensé à tout!
Ainsi, avec l'aide des industriels (jouets et autres) et de la TV, nous continuons à inciter nos chères petites princesses (« littles pets ») à:
=> Se préparer à la vie de femme (soumise)
Les thématiques abordées dans les jeux de fillettes consistent généralement à imiter les femmes adultes d'ores et déjà soumises avant elles dans leurs activités "de femmes": ménage, cuisine, bébé, courses, shopping, maquillage et coiffure… Non seulement cela les prédisposent au conformisme (intellectuel et social, physique…) mais en plus leur "univers" réduit leur fermera naturellement certaines portes à l'âge adulte. Pendant ce temps, les garçons eux, jouent à l'équilibre (repérage dans l'espace), à la performance (sport, force), au courage, à l'esprit d'équipe et aux gadgets plus ou moins perfectionnés (imagination, créativité, sciences et technologie). Cependant, tout cela est notamment contrebalancé par le désir d'égalité dans les pays "démocratiques": en France par exemple, les femmes sont plus ou moins encouragées à choisir les filières techniques et prestigieuses, à faire du sport, à s'engager en politique, etc.
=> Se focaliser sur leur apparence
La question a déjà été traitée plus haut
Dès la petite enfance, tenue, coiffure, beauté et princesses sont le leitmotiv des petites filles. Leurs jouets sont des têtes à coiffer, des princesses, des set de "beauté" et de maquillage, etc. Dans tous les "classiques", c'est la beauté qui permet à l'héroïne de trouver son prince pour une vie de princesse. Sans quoi elle serait condamnée à une morne vie servile. Et on a tous les produits dérivés qui vont avec, tous autour de la beauté. Même les vélos sont décorés non pas pour la performance ou l'amusement mais pour la beauté, avec bien entendu, panier à bébé, panier pour les courses etc. Sacré vie de femme!
=> Rêver au prince charmant
Les histoires de princes charmants n'agissent désormais que sur la future vie amoureuse des petites filles puisqu'une fois adulte, elles peuvent/doivent désormais subsister par elles-mêmes. Certaines tentent quand même de vivre sous la coupe des hommes… Riches, puissants, la cinquantaine, avec des jeunes filles très jeunes… Question de goût? Dans les contes de fées plus récents, on trouve de véritables héroïnes mais à la fin, c'est toujours avec le prince qu'elles terminent… Jamais (ou rarement) avec le garçon de leur rang, de leur condition sociale ou de leur village. C'est vrai que c'est beau quand l'amour triomphe des différences sociales et ça arrive dans la vraie vie… Mais pour les héroïnes c'est le plus souvent pour un homme de condition sociale plus élevée; pour les garçons c'est l'inverse. Alors, hasard? DSK, Clinton, R-Kelly… Les petites collégiennes sont fières quand leur copain plus âgé vient les chercher dans sa voiture de sport… Les jeunes filles et les femmes préfèrent souvent les hommes plus âgés avec une situation… Certes elles aspirent plus ou moins naturellement à fonder un foyer… Et puis un homme mûr, ça vaut mieux qu'un ptit con frimeur… Mais il y a un temps et un âge pour tout. Quand des jeunes adolescentes rêvent de mariage et de famille, j'ai envie de leur dire "Partez en Afrique! Là-bas dans certains pays, les jeunes filles sont mariées dès 13ans avec un homme mûr! Ainsi, vous ne perdrez plus de temps avec tous ces pov' mecs qui ne pensent qu'à tripoter s'amuser!".
=> Finalement, sur la lancée du patriarcat, par mauvaise habitude, l'éducation des petites filles commencera par les inciter à se soumettre, bien entendu, cela les pénalisera plus tard dans leur vie d'adulte. D'autant que la plupart des stéréotypes dont il est question correspondent à une réalité que les enfants, garçons ou filles, peuvent aisément observer autour d'eux.
2) Petite ado popstar
Modèles: Hannah Montanna & Miley CIRUS, Violetta, etc.
Cette étape est plutôt récente puisqu'elle est apparue dans les années 90 avec le "star system" et la percée de la télévision. Plus que sur le véritable talent (c'est quand même rare normalement à cet âge), c'est sûr la gestuelle, l'apparence et la popularité des graines de star que l'on insiste; c'est le propre des artistes de toute façon… C'est là que commence véritablement l'éducation à la sensualité! La petite princesse commence à comprendre qu'au delà de sa beauté, elle a d'autres atouts pour plaire, vis-à-vis tous ceux qui la côtoient mais aussi bien au delà! C'est aussi à cet âge que mères et filles s'habillent pareil, maman commence à comprendre que son temps est passé; heureusement, elle a déjà trop à faire avec son foyer.
3) Sex-symbol - porn star / Ardente consommatrice / En attente du prince charmant
MOdèles: Britney SPEARS, Miley CIRUS, Rihanna, etc.

Plus ou moins tôt au cours de l'adolescence, le sexe prends le pas sur la sensualité. Fini les popstar, place aux porn-star! La norme sexy s'impose. Par conditionnement (les plus populaires sont sexy). Avant de devenir sex-symbol, Miley Cirus (en illustration) a commencé chez Walt-Disney dans la série pour adolescents Hannah Montana. Dans le même style, Britney SPEARS… Au début de sa carrière, elle se présentait comme une vierge effarouchée, prônant l'abstinence etc, etc. Avant de devenir elle aussi sex-symbol. Les stars les plus en vogue s'illustrent par la transparence de leur robe, l'ouverture de leurs jupes ouvertes ou leurs décolleté plongeant.
Pour "soigner" sa beauté, pour rester dans le coup et se démarquer des autres (concurrence évoquée plus bas), notre jeune femme dispose d'une pléiade de "soins", d'artifices et d'accessoires pour attirer le lapin… Soins, artifices et accessoires qui (lui ont été induits par ses poupées et modèles toujours bien maquillées) évolueront et qui l'accompagneront toute sa vie! Toujours pour son apparence, elle aura une imposante garde-robe avec le dressing qui va avec et une collection de chaussures de princesse, toutes plus fragiles les une que les autres (on se souvient des talons en verre de Cendrillon…). Tout ceci sera renouvelé ou agrémenté au bon gré des modes.
Adulte, elle rêve toujours du prince charmant, et ça se ressent sur sa vie amoureuse. Le rêve dure parfois quelques années, puis, bafouée, elle commencera par s'occuper de ses enfants si elle en a avant de se transformer en cougar ou de finir sa vie seule (le choix idéologique patriarcal de la famille nucléaire ne laissant pas d'autre alternatives que la solitude pour les célibataires). Le mariage, outil fondamental du patriarcat, tend à disparaître ou échoue tôt ou tard lamentablement dans la plupart des cas (10) pour céder la place à… Rien du tout. A la débauche. Aux familles "comme on peut". En effet, tels des chevaux équipés d'œillères, on ne considère que le système patriarcal et occidental, la famille nucléaire… Tout le reste relève du péché ou de la folie, c'est l'apanage des sauvages ou des extra-terrestres. De nombreux sites de rencontre fleurissent et proposent ainsi à toutes ces femmes malheureuses des mâles-soeur qui pourraient combler à la fois leur vide affectif et accessoirement leur vide sexuel: Meetic, AdopteUnMec, etc… Mais les malheureuses ne font pas le poids face à la quasi totalité des hommes en misère sexuelle, d'où l'accès payant ou restreint pour ceux-ci. Et puis le sexe n'est pas particulièrement épanouissant en dehors de toute relation équilibrée (amitié ou amour). Quand bien même elles y trouvent le prince, la boucle recommence… Seules les femmes croient dur comme fer au couple pour la vie. Les hommes eux, peuvent y adhérer quelques temps avant d'aller voir ailleurs généralement… Et les problèmes de fond, le couple et la fidélité, la famille nucléaire, n'intéressent personne alors… Alors rappelez-vous que ces modèles n'ont pas été créés pour faire des femmes des princesses et encore moins pour le bonheur. Mais heureusement pour nous tous, ce sont les enfants qui paient les pots cassés… Papa le week-end et pour les vacances et maman en mode "j'assume tout à la fois" en temps normal!
En guise de résumé, auparavant l'homme modelait la femme grâce à la violence, à la morale et aux religions; aujourd'hui c'est, avant la vie adulte, à travers les jeux et les jouets. Plus que jamais donc, ce qui fait de nos jours la popularité, le succès, et le bien-être de bon nombre de femmes c'est l'homme. Non pas au sein d'une relation équilibrée où chacun s'épanouit librement mais à travers des rapports de force où les règles et les aspirations ont été définis et continuent à être définis par et pour l'homme. Par conséquent beaucoup de femmes ne sont - comme par hasard - que le reflet des désirs de l'homme et paient donc avec ardeur leur désir d'être LA princesse femme parfaite parmi toutes les autres: jeune et jolie - artificiellement ce n'est pas un problème pour les hommes, porn-star au lit. Certaines paient de leur vie… Parce que dans toutes les histoires et à cause du fonctionnement des hommes (au visuel), c'est toujours la plus belle qui l'emporte!
Comment tout cela se traduit-il dans la vie?
Le présent est le résultat du passé…
• Le système social et judiciaire s'érige sur la base des mythes purement subjectifs qui desservent l'idéologie patriarcale (religions, mariage et virginité, castes et lignage paternel, toute puissance des hommes,, femmes dévaluées).
• Les hommes disposent de leur sexualité comme ils l'entendent mais pas les femmes: l'adultère féminin est généralement plus sévèrement réprimé, culte de la virginité et de la "pureté", rejet des femmes libres sauf si elles sont au service de la sexualité des hommes (sacrifiées prostituées).
• Les jeunes filles sont éduquées et instruites pour être soumises et conformes aux désirs des hommes: jolies et agréables à regarder, bonnes ménagères et surtout mères au foyer. Au pire, elles ne peuvent subsister qu'en étant utilisées par les hommes ou le système.
• La femme est un sous-homme, une ressource, un poids, un objet sexuel, l'incarnation du mal.
• Les violences envers les femmes sont chose courante en particulier les violences sexuelles. Au pire, on marie les victimes avec leurs bourreaux (règle issue de la bible hébraïque, traité plus bas ou on les pointe du doigts en minimisant la responsabilité déterminante - mais pas totale - de l’agresseur.
• Le mariage est un commerce de femmes: coemptio romain, système de dote, alliances entre grandes puissances ou familles, etc.
• La misogynie et les injustices sociales: Une femme qui n'entre pas dans le moule de la société est vouée à l'opprobre. C'est valable pour tout le monde mais les femmes en souffrent toujours largement plus que les hommes. On pense à toutes celles qui ont vécu par le passé mais aussi et en particulier à celles qui avaient des "mœurs légères", toutes ces filles-mères non mariées dont la situation a été évoquée plus haut (partie "Les femmes, créés et éduquées pour l'homme!"). Sans oublier les suffragettes qui furent un tournant historique… Si les femmes "de mauvaise vie" sont toujours lapidées ou mises à mort dans les pays les plus obscurantistes et religieux, on parle aujourd'hui au sein des pseudo-démocraties de discriminations sociales et sexistes. L'éducation et les jouets évoqués précédemment en sont une illustration saisissante.
• La liberté sexuelle réprimée : Même si beaucoup de progrès ont été faits, une femme qui jouit d'une infinité de partenaires sera malgré tout mal vue et rejetée (salope), tandis qu'une homme volage (Don Juan) sera valorisé et honoré. Le mépris envers les femmes libres et volages s'explique de plusieurs façons :
- Comme vu auparavant, le lignage masculin, principe essentiel du patriarcat, implique que nos chères femmes se préservent dans la virginité et la fidélité pour assurer une descendance aux hommes; tout ceci a par la suite été repris par les religions et en particulier les religions abrahamiques (Pécheresse! Impie! A mort!). Les civilisations ont perduré des millénaires durant sur cette base. Même si tout ceci est d'un autre âge, ça perdure toujours dans les religions et dans l'imaginaire. Les femmes volages font l'inverse de ce qui est ou était prescrit… Les salopes!- Généralement prostituées à l'époque, les femmes volages étaient et sont jusqu'à aujourd'hui en concurrence avec les femmes vertueuses et "respectables" au sein du mariage ou du couple… Il s'en suit que les hommes, même s'ils n'en veulent pas dans leur foyer, les aimeront et passeront beaucoup de temps avec elles. Mais les femmes respectables, elles, les mépriseront tout naturellement. D'autant plus et à juste tire si elles sont mères. Le problème de fond c'est le couple et la famille nucléaire, mais ça personne ne veut en entendre parler. Alors on reprend les mêmes et on recommence! ^.^- On peut aussi reprocher aux femmes volages leur passivité quand les hommes eux sont obligés de déployer moult efforts pour conquérir de nombreuses femmes. Mais pourquoi les femmes devraient-elles se priver si elles aiment le sexe? En particulier si les hommes viennent à elles tous seuls! A la lecture de ce qui précède, il semble que l'idée de voir des femmes libres, aussi libres que les hommes dans leurs mœurs, blesse l'amour-propre masculin… Il ne faut pas oublier que les sociétés modernes sont toujours patriarcales! Et puis s'il n'y a que des femmes libres, comment faire pour avoir sa propre femme? « À moi! À moi tout seul! »
• La sexualité réprimée: honte sale bible impur kepour les femes, les homme sen foutent peine de mort poue s lfeemmes en pratique peur detre une salope femme frigide en couple prises etc sex tape suicicde martinique liberté sexuelle réprimée sauf pour les pur produits de la société (stars)
• La concurrence et la jalousie: Étant donné l'importance de la beauté et de la désirabilité pour la quasi totalité des femmes (notamment de par la mode sexy), étant donné que c'est ce qui déclenche les hommes qu'ils soient en couple ou pas, toutes les femmes sont rivales entre elles… Et ce en permanence.
Le combat fait donc rage dans la futilité et le subjectif, difficile dans ces conditions d'avoir de bonnes relations. Des écrivaines de renommée mondiales ont traité le sujet dont Amélie Nothomb et Simone De Beauvoir (voir les citations au bas de l'article).
Quand une femme agresse la concubine de son mec, c'est avant tout pour éliminer la concurrence. Pour cette dernière, son homme est son porte-bonheur au sens propre, son gagne-pain… Alors il faut le maintenir au sein du foyer. A titre de comparaison, pendant que les femmes rivalisent entres elles en futilités et en provocations, les hommes, eux, se démarquent grâce à leurs actions, leur imagination et leur intelligence (ah tiens, des qualités qui manquaient aux jouets des petites filles!)… En trompant et en mentant si nécessaire. La question de la concurrence se pose donc clairement et ponctuellement (là où elle se pose subjectivement et en permanence pour les femmes). Elle se résorbe par conséquent très rapidement, dans la violence ou par intimidation, comme chez les animaux. Les relations entre hommes sont donc bien meilleures, d'autant que leur jeux et jouets leur ont quant à eux apprit l'esprit d'équipe!
Enfin, il faut aussi rappeler l'influence des contes de fées dont les héroïnes les plus connues sont Blanche-Neige et Cendrillon. C'est bien parce qu'elles étaient les plus belles d'entre toutes qu'elles ont malencontreusement été sauvées… Par le prince charmant! Et le danger est venu des autres femmes, jalouses! Quand bien même ces dernières sont décrites comme méchantes, ce que l'on retiendra c'est que c'est la plus belle qui épousé le prince!
• Le culte de l'apparence: Il est courant d'entendre que certaines femmes refusent de sortir si elles n'ont pas pris le temps de se préparer comme il faut, que d'autres demandent en permanence à leur compagnon si elles sont belles ou grosses… D'autres encore se montrent régulièrement sur les réseaux sociaux. C'est le culte de l'apparence et de la bombe sexuelle. D'où les séances photo entre copines en mode pin-up, leurs présence lors d'évènements divers pour faire joli (notamment les évènements sportifs motorisés), leurs fesses dans la publicité, les clips et la musique (notamment le dance-hall: poum-poum, dutty wine and fat pussy…), d'où les bars à strip-tease… D'autre part, quand de petites filles noires voudraient se faire teinter les cheveux en blond, je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il s'agit là de liberté ou de bon goût. Il s'agit déjà si tôt - entre autre - d'être conforme aux canons - masculins - qui définissent la beauté - féminine -, pour être jolie et mignonne, comme les autres. Ça montre à quel point l'apparence est importante, même pour les jeunes enfants. Une fois adulte, une femme peut avoir tendance à ne se résumer qu'à ça… Heureusement, pour la plupart l'apparence reste importante sans pour autant être l'élément central de leur vie. Il faut bien vivre dira t-on.
• L'infidélité: Historiquement, l'infidélité féminine a quasiment toujours été très sévèrement punie alors que pour les hommes elle pouvait être autorisée ou tolérée. Nous avons vu que la sexualité des femmes se devait d'être contrôlée pour permettre le lignage paternel. Enfin, les femmes sont conditionnées jusqu'à aujourd'hui pour un foyer et un homme. La conséquence de tout ça, c'est que l'infidélité, c'est plutôt l'apanage des hommes. On a parfois droit à des situations ubuesques où un homme jongle entre deux familles, où il a des enfants par-ci par-là… Les femmes semblent donc prêtes à tout pour un homme comme si leur vie en dépendait, comme autrefois. Les hommes quant à eux jouissent en toute insouciance et certains ont une longue et nombreuse descendance…
• La prostitution: Une femme telle que la conçoit la société en est réduite à ses utilisations; donner du plaisir sexuel en est une. Destinées à l'usage de n'importe quel homme, elles ont aujourd'hui été rejointes par les actrices pornographiques. Il y a aussi toutes ces femmes miséreuses de l'Europe de l'Est à épouser, les femmes matérialistes, celles qui épousent de vieux riches, celles qui vendent leur corps pour un boulot ou une promotion, etc.
• La violence conjugale: En France, une femme décède sous les coups de son compagnon ou conjoint tous les trois jours. La sphère conjugale est naturellement le "lieu" où l'on dénombre le plus d’agressions de tous ordres envers les femmes. Le couple et le mariage sont les symboles du patriarcat, ce n'est par conséquent pas un hasard si la violence y trouve un terrain propice… Le plus inquiétant c'est que la plupart des femmes aspirent à fonder un foyer…
• Le viol: A l'époque chez les juifs, le viol pouvait être une façon détournée de forcer une femme à se marier (Dt 22, 28-29). En effet, aucun homme ne voudrait d'une femme dont on ne saurait déterminer qui est le père de ses enfants (patriarcat oblige). Marier une femme avec son agresseur était une façon réparer le méfait et de clore le dossier. De nos jours en France, 1 femme sur 10 déclare avoir subit un viol ou une tentative de viol dans sa vie. Chaque jour, au moins 10 femmes portent plainte pour ce motif (3742 pour 2011) et elles ne représentent que 11% des victimes… La grande majorité ne portent donc pas l'affaire en justice. Menfin les chiffres les plus intéressants: 1/4 des viols ont lieu au sein même de la famille (normal vu le § précédent sauf que ce chiffre inclut cette fois les enfants et tout ceux qui vivent dans le foyer), dans 80% des cas la victime et l’agresseur se connaissent (normal aussi vu ce qui précède) et plus 90% des agresseurs ne souffrent d'aucune pathologie mentale (11) (ça c'est moins glop). Pour rappel, le viol est une catégorie très appréciée dans l'univers de la pornographie. En clair, il s'agit d'un mal général et courant, ce n'est que très rarement le fait de détraqués malades mentaux (toutefois les gens aisés et à priori bien insérés dans la société ont "les moyens" de se payer ce qu'il désirent). C'est la conséquence logique de plusieurs facteurs dont ceux-ci:
- Les hommes sont violents: plus de 90% des prisonniers sont des hommes…
- Misère sexuelle des hommes: et oui les hommes voudraient baiser et très très peu baisent autant qu'ils l'auraient souhaité: les femmes sont mariées ou en couple, difficiles d'accès, éduquées à rêver mariage, foyer et prince charmant. La pornographie, la prostitution sont des palliatifs inacceptables et peu efficaces par rapport à l'ampleur du phénomène.
- Puisque la femme est couramment mise en scène comme un objet de désir (notamment en étant généralement habillée sexy) alors il est logique qu'un jour ce désir prenne forme et s'impose.
On voit donc l'ampleur considérable de l'idéologie patriarcale et économique sur la vie tous. Il n'y a rien qui soit anodin ou acceptable dans ce qui précède. Maintenant, nous allons voir dans la partie suivante comment l'économie a pénétré la vie des femmes.
Focus sur l'industrie de l'apparence
Certes, il est normal pour un homme ou pour une femme de se soucier de plaire au sexe opposé mais pour les femmes, tout ceci a été codifié et inculqué dans un contexte de domination; il ne s'agissait pas d'être belle, il s'agissait de plaire aux hommes (pour trouver un mari), ou à son homme (sans qui elle n'était rien)! Il s'agissait… Et il s'agit toujours!
La beauté de la femme pour ce qu'elle est n'a donc quasiment jamais existé dans les civilisations connues et patriarcales (elle a semble t-il en revanche bel et bien existé dans les civilisations inconnues antérieures, matrilinéaires). A titre d'exemple, prenez une femme pour ce qu'elle est, au naturel: elle aura des poils aux aisselles, sur les jambes, sur le pubis… Bref, inutile d'aller plus loin. Ces derniers millénaires, c'est donc toujours à l'homme qu'il est revenu (le pouvoir) de décider comment une femme se devait d'être à son bon goût.
On pense notamment au regretté corset et ses nombreuses victimes ou au soutien-gorge dont l'histoire, complètement misogyne, n'a rien de glamour… D'ailleurs, ce dernier a été lancé en reprenant le classique discours masculin: « les poitrines des femmes sont si belles et si fragiles, protégez-les et adoptez-le soutien-gorge! ». Voir ici, à 27-28 min.
Aujourd'hui, comme vu et revu précédemment, la "beauté" tient à l'économie et au sexe. La "beauté" perdure non pas par choix mais par tradition patriarcale. Le beau, c'est ce qui est sexy (l'inverse n'est pas forcément vrai), le beau c'est ce qui est montré à la TV… Le beau, c'est aussi bien entendu le modèle dominant: type caucasien vs peaux noires, cheveux frisés, yeux bridés, etc. Entre caucasiens s’opposent aussi les peaux blêmes, qui n'ont pas les moyens d'aller en vacance, et les peaux bronzées, fashion… Mais heureusement, l'industrie de la beauté propose moult artifices économiques (séances UV…)! Il s'en suit que le beau, en règle générale, ça s'achète!
§ le conditinnement émotion cervo primitif exemples stars concurrence liste causes dont déjà évoquées
Focus sur:
• La dictature culturelle. Les petites filles ne peuvent pas échapper à l'Univers marketing "de filles" qu'on leur impose. Comme disait l'autre, les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais ils se conditionnent. L'exemple le plus frappant concerne l'omniprésence de la couleur rose… Être une fille, c'est aimer le rose. Çà s'apprend (tout seul) dès le plus jeune âge grâce aux industriels et au marketing. Ce n'est pas inscrit dans le code génétique féminin! Auparavant, le rose symbolisait au contraire la virilité! Le bleu était associé à la vierge Marie et donc au sexe féminin! Le rose pour les filles c'est tout récent et c'est purement culturel… C'est aussi l'exemple parfait et incontestable de l'impact que peut avoir le conditionnement (éducation et culture) sur les goûts et les couleurs.
• L'épilation. La norme consiste à raser les aisselles et les jambes. Les femmes sont bien entendu libres de ne pas le faire mais il faut pouvoir supporter la pression, les regards malveillants, les remarques blessantes et même le dégout (23min26 à 26min06)! Vive la liberté! Les habitudes d'épilation du pubis quant à elles sont largement imputables à la pornographie, étude à l'appui (12). Et la pornographie c'est avant-tout pour les hommes! Par ailleurs on n'y montre généralement que des femmes-objets, soumises… D'autre part, difficile de ne pas faire un parallèle entre épilation du pubis et infantilisation: ainsi comme les enfants (et les homosexuels selon certains psychologues), les femmes auraient semble-t-il besoin d'un père qui domine sur elles et à qui elle dédient leur vie… Tiens donc! Certains arguent que les femmes s'épilent depuis l'Antiquité. Oui mais, lesquelles? Et pourquoi? Les éléments dont on dispose tendent à montrer que l'épilation était un signe de soumission patriarcal ou de punition (les fascistes l'ont pratiqué pour les "femmes tondues"); tout laisse donc penser que ce fut une fantaisie de l'élite (13). De nos jours, avec la dictature culturelle évoquée plus haut, aucune femme n'échappe au conditionnement à ce sujet, épilation rime avec beauté et beauté c'est le leitmotiv des femmes. En guise de conclusion une citation: « Il n'y a pas de vérité dans la phrase "Je m'épile parce que j'aime ça", quand cette préférence vient uniquement du conditionnement social » (Juliette Sakoyan?).
• La chirurgie esthétique. A l'Antiquité en Grèce, la mode consistait à vouloir supprimer la poitrine ou en réduire la taille… En effet, la femme était un "sous-homme" et elle tachait de gommer ses attributs. Aujourd'hui, la femme étant avant tout un objet sexuel, la chirurgie esthétique consiste à surexposer tout ce qui a un potentiel érotique. Et donc en particulier ce qui -visuellement- touche les hommes. En particulier la poitrine… C'est un comble non? Et les fesses! Elles sont nombreuses à en vouloir de grosses comme pour répondre aux fantasmes des hommes… En tout cas, ça prouve, s'il en était toutefois nécessaire, que c'est bien l'homme qui fixe les règles. Enfin, phénomène nouveau, les opérations de réduction des grandes lèvres… La mode, la beauté, c'est le sexe prépubère épilé avec de petites grandes lèvres! Infantilisation dont on parlait plus haut… Parallèle scabreux mais logique.
• Les faux cheveux (chivé léta), les tissages, le défrisage. Tout ceci correspond comme par hasard aux canons de beauté dominants (caucasien, occidental). Comme par hasard aussi, ça plaira à un maximum d'hommes. La liberté, c'est aussi avoir la possibilité de se conformer!
• La lingerie. On se rappelle les audacieuses publicités d'Aubade… La lingerie consiste tout simplement à modeler le corps de la femme pour aiguiser le désir de l'homme. Au cas où la jupe s'envole malencontreusement ou si le pantalon s'avère légèrement transparent.
=> La norme est la suivante: une femme n'est pas belle par nature. Heureusement, l'industrie de l'apparence est là.
La femme idéale ne se résume aujourd'hui qu'à son apparence et son potentiel érotique. Elle a perdu son rôle de reproductrice pour la lignée paternelle. C'est aussi une fabuleuse cliente qui se soumet aisément aux modes économiquement lucratives qui lui sont proposées et imposées par la masse.
CONCLUSION (1ère partie):
La femme est soumise par la force depuis des millénaires. La démocratie a rendu cette domination caduque et inutile mais elle a persisté par habitude. D'autant que les outils patriarcaux sont ancrés dans les mœurs, le mariage et la famille nucléaire en particulier. Forcément, on a les conséquences qui vont avec, et elles sont désastreuses. Autrefois mères de famille, femmes au foyer, reproductrices et donneuses de plaisir, les femmes sont aujourd'hui simplement donneuses de plaisir. Non pas par choix, mais par conditionnement, par la culture et l'éducation. Ainsi abruties, elles sont obnubilées par leur apparence, elles dépensent donc sans compter pour correspondre aux canons de beauté, contre-nature. Elles sont aussi défavorisées socialement et dans leur choix professionnel, comme pour leur rappeler qu'il n'y a pas si longtemps leur vie dépendait entièrement de leur mari. Malheureusement, ça arrive encore très régulièrement.
Il n'y a pas de mal à être belle (ou beau)! Mais c'est la simple beauté qui doit rendre désirable, la beauté d'être soi-même, en bonne santé, épanouie; pas la beauté normée et contre-nature, pas la beauté achetée et qui dénature, pas la beauté "imposée" par la culture, qui plus est patriarcale! Il n'a pour ainsi dire jamais s'agit pour les femmes d'être belles, il a toujours s'agit de plaire aux hommes!
Il n'y a pas non plus de mal à faire du charme, à être sensuel, sexy ou vulgaire. Mais quand on veut séduire large par l'attrait sexuel, quand on est disposé(e) à avoir des relations ou à se faire copieusement draguer… Ce qui est sexy est conçu pour attirer l'attention et exciter le désir! Par conséquent, ça ne peut pas être un état quasi-permanent!
Maintenant pour ce qui est de renoncer aux canons de beauté et aux outils patriarcaux (couple et famille nucléaire)… Il n'y a aucune raison de persister dans de telles absurdités - d'autant que les hommes en sont malheureux aussi mais encore faut-il trouver des convaincus!
LES HOMMES,
CES INCAPABLES!
Dès la petite enfance on flatte leur égo en leur répétant qu'ils sont les plus forts, après avoir accompli un petit quelque chose… Tous leurs jeux et jouets tournent autour de ça: c'est à celui qui sera le plus fort, le meilleur. Naturellement, il faudra soumettre ou battre tous les autres… Bien que cela semble nécessaire pour avoir une bonne confiance en soi, il y a peut-être mieux à faire. En effet, cette habitude induit une compétition - que l'on ne retrouve pas chez les femmes - pour être le plus fort. Et à forces égales ou inégales, l'intelligence, la malice et la triche peuvent faire la différence! En tout cas, cette éducation a au moins l'avantage de prédisposer l'homme à réaliser de grande choses. C'est pourquoi c'est lui qui semble avoir écrit la majeure partie de l'histoire de l'humanité, à la tête des plus grandes et malfaisantes civilisations et institutions (civilisations dont nous faisons partie). Et celles-ci n'avaient d'autre ambition que de dominer toutes les autres! En fait, c'est induit par l'impératif de confort et de jouissance… Et puis Dieu lui-même est mâle! Pourtant, on est tous nés d'une femme. Il faut dire que la compétition pour être le plus fort et pour dominer la meute (pour se faire toutes les femelles aussi), c'est quelque chose de naturel… D'ailleurs beaucoup de femelles disent des hommes qu'ils sont des chiens! Enfin, chez les femmes, la compétition a pour but (dans les faits pas consciemment) d'obtenir l'attention des hommes ou d'un homme. Cette attention est donnée de façon arbitraire, au bon vouloir. Par ailleurs, ladite compétition se base sur des futilités (apparence, maquillage, habits, artifices). En revanche chez l'homme la victoire est plutôt le résultat logique de manœuvres de séduction rondement menées. Si tous les coups sont permis, c'est la femme qui est généralement bafouée, cela n'induit donc pas de relations malsaines comme c'est le cas entre femmes.
Ce sont donc bel et bien les hommes qui sont à l'origine du système patriarco-économique que l'on connait actuellement. En premier lieu il s'agissait de lignage paternel: création du "père", la femme est donc soumise et contrainte de n'avoir qu'un seul homme. Par conséquent, il la traite comme il se doit, comme un objet sexuel… Et elle, elle finit par aimer ça puisque vivant dans un système dominé par les hommes, la soumission lui apporte vie décente et reconnaissance. Tout ceci disparait lentement mais surement. Par contre, le principe d'accumulation de richesses perdure.
Le comble dans tout ça, c'est qu'ils n'auront pas été capables, ces incapables, malgré leur domination sur les femmes et la société, de créer un cadre sain et épanouissant ne serait-ce que pour eux-même. La société des hommes peut se résumer en trois mots: violence, démesure et auto-destruction. Tout cela organisé autour d'une hiérarchie pyramidale. Le comble, enfin un des nombreux combles du coup, c'est que même ceux qui sont tout en haut de la pyramide ne sont finalement pas heureux. Malgré leurs putes de luxe, ils sont, comme tous les hommes, en perpétuel état de misère sexuelle; cela les pousse à commettre des actes répréhensibles: DSK, Clinton, R-Kelly en savent sans doutre quelque chose… Et bien souvent, les femmes en question sont de "rang inférieur", elles souhaiteraient en passant grimper dans la hiérarchie (richesse, pouvoir). Les hommes en général compensent donc cette misère comme ils peuvent avec les "outils" habituels (masturbation, viols, pornographie, prostitution, adultère, religions, etc). Ce sont par conséquent de véritables industries ou institutions qui en final de compte les exploitent (accumulation de richesses).
On a donc là de véritables obsédés sexuels aigris et donc dangereux (ce qui se vérifie aisément par les statistiques de violence en tout genre). Heureusement, beaucoup arrivent à passer outre. Cependant, presque tous ont une double-vie…
CONCLUSION (2nde partie):
L'homme s'est lui-même rendu esclave de lui-même!
CONCLUSION GÉNÉRALE
Le système tout entier repose depuis des millénaires sur la domination des femmes par les hommes. Et c'est ce système qui nous définit, qui définit nos vies. Ni l'homme, ni la femme ne s'y épanouissent. Les plus chanceux parviennent tant bien que mal à tirer leur épingle du jeu mais les victimes, elles, du coté des hommes comme du coté des femmes, sont nombreuses. La femme, déjà soumise par le patriarcat, semblent plus souffrir que les hommes. Les hommes quant à eux souffrent dans leur ensemble de misère sexuelle. Le système économique est en train de prendre le relais du système patriarcal; c'est pour nous l'occasion où jamais de tourner le dos à ces deux systèmes d'exploitation, de domination et de violences. Sommes-nous prêts à renoncer à toutes ces traditions millénaires toxiques?
Simone De Beauvoir
Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes : vous frissonnerez d’horreur devant tant d’hypocrisie, de jalousie, de méchanceté, de bassesse.
Amélie Nothomb
La mode a donné aux habits la coupe faite spécialement pour exciter les convoitises.
Elisée RECLUS - L'Homme et la Terre, 1908.
La pudeur des femmes n'est que leur politique, tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent.
Restif de la Bretonne - Pudeur et vénalité
Le Seigneur Dieu dit ensuite à la femme : « [...] Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi. »
La Bible, Genèse 3:16
ARTICLES CONNEXES, SOURCES:- Le droit à une instruction normale pour les jeunes filles n'est pas acquis dans le monde.
=> L'éducation des filles dans le monde, association "Toutes à l'école".
- Le récit d'une mère de famille concernant l'incontournable Univers de filles (à la con)
=> Ma fille n'est pas une quiche" sur les blogs du Huffington Post.
(1) ↑ : Le saviez-vous? Les talons aiguilles sont aussi portés pour grossir les fesses.
(2) ↑ : « La pudeur des femmes n'est que leur politique, tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent. » Restif de la Bretonne - Pudeur et vénalité
(3) ↑ : C'est pourquoi elles se torturent régulièrement en épilation, en shampoing et en soins douloureux et couteux. Ajoutez à cela les normes de beauté qui s'appliquent au travail… Et même dans les lieux publics!
(4) ↑ : On sait aujourd'hui que l'hymen est loin d'être un signe fiable de virginité ou d'activité sexuelle. En réalité, c'est un reliquat embryologique du plancher pelvien qui probablement ne sert à rien (comme les poils sur nos doigts dont nous ne voyons aucune utilité). C'est peut-être le vestige de l'évolution depuis des espèces pour lesquelles il a un tout autre intérêt. Par exemple, l'hymen de la baleine protège son vagin jusqu'à ce qu'elle ait mis bas au moins une fois.
(5) ↑ : En réalité, l'homme ne fait que provoquer, grâce à sa semence, le processus de procréation chez la femme. Dit autrement, la femme procréé toute seule, mais elle a obligatoirement besoin de l'homme pour déclencher le processus associé; elle ne peut pas le déclencher toute seule.
(6) ↑ : Pour rappel, Mahomet envoya ses disciples bruler tous les temples (pré-islamiques) existants, dont ceux de la déesse Al-Lat notamment, pour faire place au dieu Allah ^^. Les missionnaires chrétiens firent de même avec toutes les autres croyances dites païennes, idolâtres et "relevant donc de la sorcellerie".
(6) ↑ : Par exemple, les assyriens qui dominaient le royaume de Juda avaient imposé leur temples et leurs dieux aux israélites. Le roi israélite Josias, qui avait de grande ambitions, donna Un religieux
(7) ↑ : Un religieux doit en général, comme précédemment évoqué, renoncer à la vie terrestre (sapant de ce fait la communauté humaine) pour se consacrer à l'observance des préceptes religieux dans l'espoir d'un au delà. Pour peu que les préceptes soient reconnus divins, c'est toute la population qui s'y soumet et y aspire. L'astuce universelle - pour s'imposer à autrui si nécessaire - consiste à décréter lesdits préceptes pour le bien de l'humanité. D'autre part, l'idée que Dieu fera justice annihile toute idée de révolte chez bon nombre de croyants qui se réfugient dans la prière: face à l'inacceptable, c'est vachement moins efficace que l'action.
(8) ↑ :La pression de la morale était telle que les enfants conçus hors mariage étaient abandonnés en pleine rue. D'où la création des tour d'abandon et des orphelinats.
(9) ↑ : "Alys" et "Chez Miss Beety", 15 et 36 rue Saint Sulpice. La porte latérale de l’église Saint-Sulpice donne pratiquement en face du 36, c'est pratique!
(10) ↑ : Le clergé n'échappait pas à la règle du lignage paternel. De véritable dynasties - qui n'avaient rien à envier aux dynasties royales - se succédèrent à la tête de l’Église catholique. Exemple: la famille Borgia dont Rodrigo plus connu sous le nom d'Alexandre VI… Par ailleurs, les études (religieuses ou autres) étaient à l'époque plutôt réservées aux familles qui en avaient les moyens. N'était pas ecclésiaste (prêtre, archevêque) qui le désirait.
(11) ↑ : Plaisir visuel de par la mode et la mode sexy en particulier, la pornographie etc. Plaisir sexuel…
(12) ↑ : Près de la moitié des couples mariés entreprend les plus ou moins couteuses et douloureuses dépenses lié au divorce devant un juge (pour la garde des enfants?): voir les statistiques des divorces en France (INED). Sans compter tous ceux qui s'épargnent cette démarche pour diverses raisons et ceux qui restent mariés parce qu'ils ne peuvent faire autrement pour les enfants, pour cause de violence ou de misère. Nous verrons par la suite que le couple est logiquement le lieux de prédilection des violences envers les femmes.
(13) ↑ : De nombreuses sources citent Amnesty International dans une publication de 2007 introuvable. Sinon une source vérifiable ICI.
(14) ↑ : « [...] la pratique de l’épilation totale des poils pubiens illustre plus que toute autre l’influence de la culture porn et notamment sa capacité à imposer ses représentations du corps aux catégories les plus jeunes de la population. » Ifop, Enquête sur l’impact de la pornographie dans le rapport au corps des Français
(15) ↑ : Voir ici ou sur Wikipedia. L'encyclopédie indique que les femmes grecques préféraient avoir le pubis glabre… Il fallait avoir les moyens de s'épiler à l'époque! Et nous avons vu que la soumission des femmes aux hommes était un facteur de réussite dans une société dominées par ces derniers… Les femmes épilées faisaient donc partie de l'élite! Par ailleurs, les sculpteurs représentaient tout naturellement l'idéal féminin de l'époque, comme le font aujourd'hui les magazines de mode.




